À Ankorikahely, les femmes de l’Association FVM mènent une initiative qui associe restauration des mangroves, innovation écologique et valorisation des produits de la pêche. En reboisant deux hectares de mangroves, en produisant 2 000 jeunes plants dans des pots biodégradables en « satrana » et en construisant un bâtiment de stockage pour les poissons salés, elles contribuent à la préservation des écosystèmes côtiers tout en renforçant les moyens de subsistance de leur communauté.
Une restauration écologique portée par les femmes
Face aux effets du changement climatique, à l’érosion côtière, aux tempêtes et à la dégradation des habitats marins, les membres de l’Association FVM ont choisi d’agir en restaurant les mangroves d’Ankorikahely. Après avoir collecté les propagules, elles ont mis en place une pépinière éco-responsable produisant 2 000 jeunes plants. Pour limiter l’utilisation du plastique, les plants sont élevés dans des pots biodégradables confectionnés artisanalement à partir de « satrana », un matériau local qui valorise le savoir-faire traditionnel tout en réduisant l’empreinte environnementale des activités de reboisement.
Les jeunes plants ont ensuite été transplantés sur une zone dégradée de deux hectares, identifiée par la communauté comme prioritaire pour la restauration écologique. Les membres de l’association assurent désormais l’entretien de la pépinière, la surveillance de la zone restaurée et le suivi des plantations afin de favoriser la régénération des mangroves, essentielles à la protection du littoral, au maintien de la biodiversité et au soutien des activités de pêche.
Conservation des écosystèmes et amélioration des revenus
Au-delà de la restauration des mangroves, l’Association FVM a développé une initiative destinée à mieux valoriser les produits de la pêche. Un bâtiment de stockage des poissons salés a été construit afin de réduire les pertes, d’améliorer les conditions de conservation et de renforcer la qualité des produits destinés au marché. Cette infrastructure constitue un appui concret aux activités économiques locales tout en complétant les actions de conservation menées par les femmes.
Cette approche associe directement protection des écosystèmes et amélioration des moyens de subsistance. Elle renforce également la place des femmes dans l’économie locale et dans la gouvernance environnementale. Malgré les défis liés à la fabrication des pots et à l’enclavement de la zone, l’association a pu s’appuyer sur des séances de travail collectives et sur la mobilisation de la communauté.
Soutenue par le Réseau MIHARI et le CEPF, l’association FVM souhaite désormais assurer un suivi technique des plantations, garantir la bonne gestion du bâtiment de stockage et promouvoir la technique des pots biodégradables en satrana comme une bonne pratique écologique auprès d’autres associations.
