Face à la raréfaction des ressources marines, les communautés locales du LMMA Vatoharasoa, à Maromena, ont choisi d’agir. Grâce à une forte mobilisation et au soutien du CEPF et du WWF Madagascar, une réserve marine permanente de 4 hectares a été créée. L’objectif est de restaurer la biodiversité marine et garantir des moyens de subsistance durables pour les générations futures.
Une réponse collective à la raréfaction des ressources marines
A cause de la pression humaine, avec des pratiques de pêche parfois illégales, les ressources halieutiques de Maromena diminuent. Conscients que cette situation menace directement leur sécurité alimentaire et leurs revenus, les membres du LMMA Vatoharasoa ont décidé de mettre en place une réserve marine permanente de quatre hectares. Cette zone de protection intégrale constitue un véritable sanctuaire permettant aux espèces marines de grandir, de se reproduire et de reconstituer leurs populations.
Un processus de concertation inclusive a permis d’identifier l’emplacement idéal de la réserve. L’objectif était d’identifier une zone présentant un fort potentiel écologique tout en limitant les impacts économiques immédiats pour les ménages dépendants de la pêche. Cette démarche participative a abouti à l’adoption d’un Dina qui interdit strictement toute forme de prélèvement dans le périmètre de la réserve et engage l’ensemble de la communauté à en assurer le respect.
L’engagement communautaire et le soutien des partenaires comme levier
Avec l’appui financière du CEPF et l’accompagnement du WWF Madagascar, les différentes étapes du projet ont pu être menées dans de bonnes conditions. Le projet a permis notamment l’installation de bouées de balisage qui délimitent clairement les quatre hectares protégés. Il a également équipé les comités locaux qui surveillent la zone. Ces outils aident à réduire les erreurs, à éviter le braconnage et à faire respecter le Dina.
Bien que les bénéfices écologiques d’une réserve permanente prennent plusieurs années à se manifester, les pêcheurs remarquent déjà des signes prometteurs à proximité de la zone protégée. Le projet renforce aussi le sentiment d’appartenance de la communauté, qui a pleinement adopté ce projet vu comme un investissement pour l’avenir.
Afin de maintenir le projet, les membres du LMMA Vatoharasoa souhaitent améliorer les équipements de surveillance, mettre en place un suivi scientifique des ressources halieutiques pour mesurer l’effet de débordement et partager cette expérience avec d’autres communautés côtières qui gèrent elles aussi les ressources marines localement.
