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Site de restauration de mangrove à Ankazomborona, dans la région Boeny.

Zones humides marines et côtières à Madagascar : Les communautés en première ligne

Les zones humides ne sont pas de simples étendues d’eau ou de mangroves. Au contraire, elles sont vitales pour la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés côtières. A travers les LMMA fédérées par le réseau MIHARI, les populations locales mobilisent leurs savoirs traditionnels pour protéger ces écosystèmes. De plus, elles renforcent leur résilience face aux défis climatiques et économiques. La Journée mondiale des zones humides 2026 célèbre et rend hommage à leur engagement.

Zones humides marines et côtières à Madagascar : enjeux et potentiels

Les zones humides marines et côtières englobent mangroves, récifs, lagunes et estuaires. Elles servent de nurseries à de nombreuses espèces halieutiques, régulent les flux d’eau et séquestrent du carbone. Pourtant, leur surface diminue trois fois plus vite que celle des forêts en raison du développement non durable, de la pollution et du changement climatique.

À Madagascar, ces milieux subissent des pertes importantes. La dégradation des mangroves et des zones côtières réduit les produits de la pêche et fragilise les communautés. Selon la Convention de Ramsar, la restauration de ces zones améliore leur fonctionnalité, la biodiversité et les services écosystémiques. En s’appuyant sur les savoirs locaux, cette restauration devient un levier essentiel pour la sécurité alimentaire et climatique.

Les zones humides marines et côtières relient terre et mer et soutiennent la biodiversité et les pêcheries.
Les zones humides marines et côtières relient terre et mer et soutiennent la biodiversité et les pêcheries.

Le rôle moteur des LMMA dans la gestion durable des zones humides

La préservation des zones humides à Madagascar repose en partie sur les savoirs traditionnels, exprimés à travers les Dina. Ces règles imposent des fermetures temporaires ou des zones protégées pour permettre la reproduction des espèces ou la régénération des herbiers marins. Elles sont souvent aussi efficaces que les approches scientifiques, car elles sont adaptées aux réalités locales.

Les communautés LMMA vont plus loin en participant à la restauration des écosystèmes marins et côtiers. Elles plantent des mangroves, protègent les herbiers marins et surveillent les zones sensibles. Ces initiatives renforcent la biodiversité, la productivité des pêcheries et la résilience des communautés.

Cette Journée mondiale rappelle qu’au-delà des discours scientifiques ou institutionnels, la préservation des zones humides se joue au niveau des territoires, au rythme des communautés qui en vivent. À Madagascar, plus de 280 associations communautaires gestionnaires de LMMA sont aujourd’hui connectées via MIHARI. Elles couvrent une large portion du littoral et mobilisent des milliers de personnes dans une gestion participative des aires marines et côtières alliant savoirs traditionnels, pratiques locales et appui technique et scientifique.